Définitions
L'océanographie
est l'étude physique, chimique et biologique des eaux et fonds marins. Il
s'agit de recherches fondamentales pour la connaissance scientifique des océans.
L'océanologie
est l'ensemble des disciplines scientifiques : physique, chimique, géologie,
biologique et des techniques associées : exploration, prospection,
exploitation, couvrant l'étude et l'utilisation du domaine océanique.
Elle concerne la recherche appliquée. L'océanologie s'intéresse notamment à
la productivité biologique des eaux et des fonds marins, à l'amélioration des
pêches, à l'aquaculture, à la recherche des gisements minéraux et énergies
fossiles (hydrocarbures, gaz), aux énergies de la mer, aux problèmes de la
pollution et au dessalement de l'eau de mer.
Comment devient-on océanographe
?
L'océanographie couvre l'ensemble des
disciplines scientifiques et inclue ce que l'on appelle les Géosciences (Géographie).
Les études vont de Bac +2 pour les techniciens à Bac +5 pour les ingénieurs
et Bac +8 pour les chercheurs. Les techniciens sont formés dans des établissements
spécialisés : Lycée agricoles pour les BTS d'aquaculture, IUT ou écoles privées
formant des spécialistes dans toutes les techniques utilisées en océanographie.
Pour les ingénieurs, il n'y a pas d'école spécialisées en dehors du domaine
militaire (EPSHOM), mais des écoles ayant en fin de cycle des spécialités en
Océanologie : génie maritime, génie côtier, mécanique marine etc...
Ce sont
les Universités qui traditionnellement assurent les enseignements hautement spécialisés.
En général les spécialités marines ne s'acquièrent pas avant Bac + 4 et
pour les étudiants qui se destinent à la recherche et à l'enseignement supérieur
Bac +5 (DEA-DESS) et Bac +8 (Thèse de doctorat).
Les universités à vocation maritime
possèdent ces types d'enseignement ainsi que l'Université Pierre et Marie
Curie que l'on peut considérer comme le berceau historique de l'enseignement de
l'océanographie s'appuyant sur ses stations marines devenus observatoires océanologiques
L'océanographie en France :
Avec un zone économique marine de plus
de 3 Millions de km², la France est une puissance maritime et a développé
depuis 40 ans une politique de recherche nationale qui s'appuie sur différents
organismes publics de recherche : CNRS/INSU, IRD, INRA, IFRTP, SHOM dépendant
de plusieurs Ministères et quelques établissements privés et qui disposent de
nombreux laboratoires, principalement sur le territoire national et Outre-Mer
(Guadeloupe, Réunion, Guyane française, Nouvelle Calédonie, Polynésie,
Terre Adélie...). Près de 2000 chercheurs disposent de plus de 24
stations marines, observatoires océanologiques ou Centres et une dizaine de
navires océanographiques hauturiers (haute mer) ou côtiers. On doit désormais
mentionner aussi le CNES (Centre Nationale d'Études Spatiales) et Météo France
ainsi que certaines de leurs filiales comme le CERFACS et CLS-Argos. En
effet, depuis quelques années, ces organismes publics - qui ne sont pas
toujours perçus comme des acteurs majeurs en océanographie - participent très
activement aux progrès de cette discipline (observations spatiales, modèles
numériques) et en particulier au programme Mercator. Ce programme vise à doter
notre pays et l'Europe, d'une capacité opérationnelle de prévision de la
circulation océanique (au-delà de l'état de surface océanique, qui fait déjà
l'objet de la prévision marine...)